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La compétitivité des entreprises serait une voie sans issue

La compétitivité des entreprises serait une voie sans issue

La fondation COPERNIC a publié récemment un rapport concluant que la compétitivité des entreprises était une voie sans issue.

Consulter l'intégralité du rapport : ici

Les auteurs de cette étude auraient besoin d'aller chez leur ophtalmologiste afin de faire modifier la correction de leurs lunettes.

L'industrie française a besoin de compétitivité.

La seule chose qu'ils n'ont pas vu, c'est que la compétitivité ne se trouve pas seulement dans une réduction des coûts sauvage, en rognant sur la qualité, la sécurité, l'écologie. Ces économies sont "faciles" à réaliser, car on trouve toujours quelqu'un qui peut fournir moins cher en excluant ces éléments.

La compétitivité est nichée dans chaque entreprise, au sein même des processus et de leur analyse. Et c'est là qu'il faut les bonnes lunettes, afin d'avoir une vision précise, détaillée, et disposer des instruments de mesure permettant d’analyser cette information précise.

Le grand malheur de nos entreprises provient du fait qu'elles ont toujours navigué à vue, et continuent à le faire. Cela a pu suffire jusqu’à maintenant, sauf que les contraintes qui leurs sont imposées aujourd’hui ne laissent plus place à l’à peu près, au doigt mouillé, ni à l’arbitraire. Si l’industrie disparaît en France, c’est essentiellement à cause de cela. Combien de dirigeants se plaignent :

-          Je suis trop cher, je ne peux pas me positionner sur ce marché

-          Les coûts salariaux sont trop élevés, je ne peux pas produire à ces conditions

Il faut savoir que les coûts varient en fonction de l’activité de l’entreprise. Moins elle produit, plus ses coûts augmentent et corolairement, plus elle produit, plus ses coûts baissent.

La compétitivité d’une entreprise est le résultat de sa capacité à s’adapter au quotidien à certaines contraintes :

-          Concurrence locale et internationale, loyale ou déloyale

-          Contraintes juridiques , sociales, fiscales, environnementales

-          Contraintes en provenance des clients (délais, qualité, prix)

-          Contraintes financières (financement des investissements et du cycle d’exploitation)

S’adapter veut dire :

-          Connaître quel est le coût précis, nuancé, non discutable de ses produits et services

-          Déterminer quel est le potentiel de l’entreprise à faire baisser ses coûts en optimisant l’utilisation de ses ressources (utilisation de ses machines, performance des opérateurs, prise en compte des temps masqués, absorption des frais fixes) en fonction de l’activité de l’entreprise

-          Simuler l’impact de la prise d’une affaire et sa conséquence sur les coûts, donc sur la rentabilité de l’entreprise, et ce avant toute décision

-          Optimiser les processus de fabrication, proposer des solutions à ses clients, négocier en amont avec ses fournisseurs pour mieux organiser les flux internes et externes, permettant d’adapter les volumes avec les capacités, dans le temps disponible

Cette méthodologie est absente dans la plupart de nos entreprises, faute d’outils conçus pour la mettre en œuvre. Tous les logiciels de gestion, jusqu’au plus chers, administrent l’information et calculent sur la base de coûts standards, répartissent les charges de manière arbitraire, ce qui sclérose complètement la logique de base nécessaire, qui est la mesure en temps réel des coûts complets.

Ainsi, disposer des bonnes informations au bon moment, permet d’inverser la spirale infernale dans laquelle se retrouvent nos entreprises.

On dit souvent : Savoir c’est Pouvoir.

C’est tout à fait vrai, parce que si je connais précisément mes coûts complets et la capacité à les faire baisser en fonction de l’augmentation de mon activité :

-          Je peux anticiper leur baisse en me positionnant au niveau de prix qu’attend mon client, sans rogner de trop sur ma rentabilité

-          Je peux devenir plus compétitif sur mon marché

-          Je peux donc engranger plus facilement de nouvelles affaires, et donc encore réduire mes coûts

-          Je peux développer mon entreprise, car l’activité tire l’investissement et l’embauche

Et pour aller encore un peu plus loin dans l’analyse :

-          L’augmentation de mon activité, c’est forcément de l’activité pour mes fournisseurs, qui grâce mon apport, peuvent également baisser leurs coûts, et donc me permettre de faire baisser la part de mes coûts variables

-          Les investissements que je vais réaliser vont permettre à des fabricants de développer ou de maintenir leur activité localement

-          Les embauches que je vais devoir faire vont générer du pouvoir d’achat, qui pourra être d’autant plus facilement consacré à acheter des produits fabriqués localement, que les prix de ces produits pourront baisser

Et là, on entre dans un cercle bien plus vertueux, à même de redresser l’industrie en France et toute l’économie qui en découle, c’est-à-dire notre quotidien.

Par conséquent, je maintiens que l’industrie Française nécessite plus de compétitivité !


Alain NAPP le 27/11/2012 à 15:43:44
Site d'origine : www.gestion-pro.com
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