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Le « redressement productif » au chevet des entreprises

Un article paru dans la presse aujourd'hui m'a fait réagir : 

Le « redressement productif » au chevet des entreprises en Alsace

Il est des missions plus faciles que d’autres. Celle de Jacques Muller, c’est de lutter contre la crise. Bombardé « commissaire régional au redressement productif » début juillet, cet ancien inspecteur puis directeur du travail va être attaché au secrétariat général de la préfecture d’Alsace avec pour mission d’anticiper les difficultés des entreprises face au soubresauts économiques. Rude métier !

Que faut-il en penser ? L'idée est généreuse et louable. De nombreux dispositifs ont déjà été présentés depuis des années, tant publics que privés.

La solution n'est malheureusement pas de s'attaquer aux conséquences, lorsque les difficultés sont avérées et souvent dramatiques, tant pour l'entreprise, que pour son dirigeant, son personnel, ses fournisseurs, sous-traitants....

Il serait temps qu'on s'intéresse aux causes du mal et qu'enfin on se pose la question de pourquoi les entreprises arrivent à de telles situations. On pourra toujours invoquer que c'est la faute des autres, de la crise, etc...

Le grand problème vient du fait qu'aujourd'hui la concurrence est mondiale, que les marges de manoeuvre ne sont plus le mêmes, qu'il faut pouvoir décider dans l'instant, et que nos dirigeants d'entreprises utilisent des méthodes de gestion qui ont pu suffire, faute de mieux, il y a quelques années, lorsque les marges étaient plus importantes. Ces méthodes sont malheureusement complètement obsolètes et engendrent des analyses et des prises de décision qui mettent en danger l'entreprise au quotidien, sans même que personne ne s'en rende compte, avant que le comptable, le banquier, les tiers impayés de l'entreprise ne tirent la sonnette d'alarme. Mais là, il est souvent bien tard.

 

L'analyse des coûts de l'entreprise en temps réel est une nécessité absolue, ne pas le faire devrait être puni ! En fait la punition vient toute seule, lorsque l'entreprise s'enfonce jour après jour dans les dettes.

L'entreprise (hors marché de niche) ne peut vivre que de la dilution de ses coûts de fonctionnement dans une activité en augmentation.

Et la meilleure solution pour augmenter son activité est d'être capable de baisser ses coûts, encore faut-il arriver à les calculer de la manière la plus précise possible, sans laisser place à l'arbitraire et à l'à-peu près.

Et ce n'est pas l'approche comptable qui permet d'approcher cette analyse, car la mesure permanente doit se faire au sein des processus de l'entreprise, jour après jour.

 

C'est malheureusement le cas de peu d'entreprises actuellement, et il en va de leur survie à très court terme.

Personne ne s'en émeut, et on préfère s'attaquer aux conséquences.

 

Il existe une méthode, à la portée de beaucoup de chefs d'entreprises, intellectuellement et financièrement. Mais certains, qui ont intérêt à les laisser dans l'ignorance, ou d'autres qui n'acceptent pas la remise en cause de leurs savoirs séculaires, la balayent d'un revers. Honte à eux !

Si j'en parle ici, c'est parce que je vis au quotidien aux côtés de chefs d'entreprises qui se battent au pour sortir la tête de l'eau et qui se désespèrent de constater que le taux de transformation de leurs devis est si faible, que leurs clients leurs demandent de baisser leurs prix, que certains de leurs concurrents ne s'en privent pas, et surtout, qu'ils ne maîtrisent absolument plus rien, et que le monde est fou.

 

Tous ceux qui utilisent cette méthode, ont un discours tout autre, et ils avouent humblement qu'il y a un avant et un après. Tous ont réussi à développer leur entreprise, à la rendre bien plus rentable, sans que ce ne soit au détriment des uns ou des autres, et bien plus, car en réduisant leurs coûts, ils peuvent réduire leurs prix, ce qui permet d'augmenter leur activité plus facilement, et par conséquent ils embauchent et investissent. Le pouvoir d'achat qu'ils génèrent par ces embauches est de nature à stimuler la consommation, qui est rendue plus facile par le fait que les prix baissent. Et là, on peut assister à une spirale positive, celle même qui est le contraire de ce à quoi nous assistons et qui amène au drame que nous allons vivre bientôt, ministère du redressement ou pas.

 

Je suis convaincu, et je ne suis pas le seul, qu'on peut réussir à endiguer le phénomène de disparition de l'industrie française et de tous les métiers qui en vivent, encore faut-il accepter de se remettre en question et rester humbles.

La méthode que je mets en œuvre s'appelle METR (Mesure en Temps Réel), elle n'est peut être pas la seule, mais elle fonctionne et elle permet des retournements de situation qui peuvent être spectaculaires.

Pour en savoir plus

 



Alain NAPP le 10/07/2012 à 23:10:27
Site d'origine : www.gestion-pro.com
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